DOSSIER : PERTE DE CHEVEUX ET L’ACCOUCHEMENT
Juste après un accouchement un certain nombre de femmes connaissent un problème de chute de cheveux

Certains signes avant coureurs permettent de reconnaître la perte de cheveux après accouchement, et de différencier le début d’alopécie post-partum de la perte quotidienne de quelques cheveux. Pour distinguer ces signes annonciateurs et savoir s’il est temps de s’inquiéter et de réagir, découvrez les symptômes de la perte de cheveux après l’accouchement.

Chute de cheveux abondante et diffuse

Il y a lieu de s’inquiéter lorsqu’à chaque brossage, ou à chaque lavage, vous perdez abondamment vos cheveux. Ou encore si à votre réveil, vous constatez que les cheveux tombés sur votre oreiller deviennent plus nombreux, et que cela dure depuis quelques semaines, Et si parallèlement, vous remarquez une perte de cheveux pouvant représenter 20% à 30% de votre masse capillaire.

Cette perte de cheveux en masse est la manifestation d’un effluvium télogène. Les cheveux morts, maintenus en place sous l’action des hormones féminines, se mettent à tomber en grande quantité, suite à la brusque chute d’œstrogène au moment de la délivrance. Ce phénomène capillaire survient 3 ou 4 mois après la naissance du bébé ou après le sevrage, le temps que l’effet de ce dérèglement hormonal agisse au niveau du cuir chevelu. L’apparition immédiate de repousse confirme l’alopécie post-partum sous forme d’effluvium télogène, puisque le cycle capillaire revient à la normale une fois le taux d’hormone stabilisé.

Chute de cheveux progressive et diffuse

Ce type d’alopécie post-partum n’est pas spectaculaire puisque la chute de cheveux s’apparente à la normale, avec quelque 50 ou 100 cheveux tombés par jour. Seulement, vous remarquez le volume de votre masse capillaire diminue jusqu’à 50% de sa totalité.

Ce trouble capillaire fait partie des symptômes de perte de cheveux pouvant survenir après l’accouchement, due à une carence en fer ou à des carences en éléments nutritifs essentiels. Ce type d’alopécie dure tant que les facteurs déclencheurs de ce phénomène continuent à agir sur l’organisme. Heureusement, la perte de cheveux causée par des carences est réversible. Il suffit d’identifier la ou les causes du trouble et d’y remédier avec des traitements adéquats.

Repousse de cheveux ternes, fins ou cassants

Une mauvaise vascularisation du cuir chevelu, conséquence du manque de fer, provoque une perturbation du cycle de vie du cheveu. Non seulement le bulbe capillaire est mal irrigué mais cela entraine aussi une mauvaise production de la kératine qui constitue les phanères.

Ce cas d’alopécie post-partum, se manifestant par la raréfaction de la repousse avec des cheveux ternes et cassants, peut être également la conséquence d’une carence sévère en protéines, et en acides aminés essentiels sur la santé de la chevelure. Ce sont en effet les signes précurseurs d’une chute de cheveux. C’est pourquoi, la modification de la structure de la chevelure peut être assimilée à un symptôme de la perte de cheveux après l’accouchement.

Fatigue, ongles cassants et pâleur de la peau

Comme pour le cas de la modification de la structure du cheveu, les ongles cassants et la pâleur de la peau sont la manifestation d’une carence alimentaire sévère. Le manque de protéines, d’acides aminés, de vitamines, notamment celles du groupe B, et des oligo-éléments comme le zinc, ralentissent la formation de la kératine qui constitue les phanères : cheveux, dents, poil et ongles. Voilà pourquoi, ces signes sont annonciateurs de chute de cheveux, surtout si la ou les causes ne sont pas enrayées convenablement.

Les personnes à risque

L’alopécie post-partum concerne la moitié des femmes qui viennent d’accoucher, étant donné les causes et les facteurs déclencheurs de ce trouble capillaire. Les personnes à risque sont :

  • Les femmes anémiques et enclines à la fatigue
  • Les femmes qui ont fait face à une perte de sang abondante durant l’accouchement
  • Les femmes ayant des problèmes thyroïdiens, pouvant entrainer des troubles hormonaux
  • Les végétariennes ou les végétaliennes, à cause de leur alimentation pauvre en protéines et en nutriments essentiels.
  • Les femmes émotives enclines au stress, et au burn-out post-partum, connu sous le nom de « baby blues »
  • Les femmes qui ont une prédisposition à la calvitie androgénétique, car la maternité peut être un facteur déclencheur de l’alopécie.
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